un Guru tout en chansons (profession de foi)

Un jour, un bruit, stupide, et j’ai cru que Graeme s’en était parti….
Fallait-il que l’on s’habitue à marcher seul dans les rues ?
Mystère entre cet homme loin des médias et des milliers de jeunes de 8 à 70 ans. Disciples ?
Mystère de ces quelques accords cristallins des Retrouvailles, tendus au feu de la veillée. Magie.
Histoire d’une petite route qui ne voulait plus suivre sa route, toute tracée, entre des champs d’immeubles en tikitaki, et des monstres en kaki. Histoire d’une petite route nostalgique des vrais voyages, sans raccourcis.
Petits garçons qu’il ne faut pas bluffer. Adultes qui se jouent la vie. Ecole de vie.

Graeme Allwright, sur sa route, a retrouvé le sens et nous aide à retrouver les nôtres.
«Qu’est-ce qui nous empêche de rêver éveiller ? Une chanson peut faire rêver comme un beau tableau, mais c’est épuisant quand on consomme à haute dose. C’est peut être pour ça que nous préférons souvent dormir ou nous activer en attendant la Secousse Finale».

Graeme nous aide à entr’apercevoir, -ce qui est déjà beaucoup dans notre monde asservi aux inégalités et au profit roi-, l’universalité, le Partage, l’espoir dans le Jour de Clarté. Il nous rappelle à chaque refrain, ironiquement, gravement, simplement ou profondément, qu’il nous faut sortir de notre dépendance du système-profit esclavagiste. Il nous attends au pays où l’on vit simplement.

«Quand cette nuit s’achève, j’menvolerai vers un merveilleux pays de rêve, j’menvolerai tout là haut, comme un oiseau, tout à l’heure…»

Non, Graeme, tu n’es plus un étranger ! Tu es parti changer d’étoile, et ces étoiles, nous les scrutons depuis nos 8 ans dans la magie de la nuit, quand le feu doucement rougeoie sans jamais s’éteindre et qu’il faut se résigner à aller se coucher. Nous te suivons toujours de Brest à Besançon, même si nous avons toujours une errance de retard sur toi, une île à découvrir après toi mai grâce à toi. Nous partageons avec toi et tous ceux qui espèrent le Grand Mystère, l’aurore lumineuse de nos espérances de jeunesse, le goût du voyage perpétuel bien au delà de l’agitation, la certitude que les visières des militaires ne peuvent qu’obscurcir le regard, et que les pièges à certitudes faciles et à profits égoïstes ne captureront jamais rien de rien. L’arbre de douceur un jour étendra ses branches malgré l’histoire. Grâce à toi, nous le savons, nous le savions, nous en avions perdu le sens dans la brume, et nous le retrouvons peu à peu dans chacune de tes chansons. Un peu plus chaque jour et c’est gagné.

Génial trimardeur, tu as un train d’avance mais nous ne te lâcherons pas. En attendant, buvons encore, une dernière fois, à l’amitié, l’amour la joie !

Bruit stupide, car tu restes toujours sur la scène.
Graeme, nous avons juré éternelle fidélité.
Avec toi on veut vaincre l’orage, la forteresse tremble et les vents se rassemblent.
Et nous savons que demain sera bien.

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